Événements

Retraite Vivre l’Évangile au féminin

Des femmes et un Dieu est maintenant, outre un podcast, une association qui propose des événements en ligne et en présence ! 

Nous proposons cet été à un petit groupe de femmes (tous âges à partir de 18 ans !) de spiritualité chrétienne de se réunir pour quelques jours d’échanges, de rencontres et d’expériences au monastère des bénédictines à Prailles du jeudi 14 au dimanche 17 juillet. Pour « Vivre l’Évangile au féminin », participation aux offices monastiques et temps de méditation personnelle, enseignements bibliques, cercles de femmes et ateliers créatifs et corporels avec Florence, notre conteuse et Victoire, notre doula. 

L’inscription se fait sur Helloasso : https://www.helloasso.com/associations/des-femmes-et-un-dieu/evenements/retraite-vivre-l-evangile-au-feminin

Inscrivez-vous, faites s’inscrire celles qui dans votre entourage pourraient être intéressées et diffusez cette proposition autour de vous ! 

Programme détaillé

Jeudi 14 juillet : sororité, chrétiennes et sœurs !

12h-14h Accueil, repas « tiré du sac » pour celles qui sont déjà arrivées et installation

14h30 Racontée sur l’Annonciation et la Visitation par Florence, conteuse

14h50-15h départ 2 par 2 pour un temps de marche en échangeant, animées par le texte de la Visitation pour vivre une rencontre inspirée 

16h temps de prière personnelle, méditation sur le texte de la Visitation

16h45 goûter et échange sur le vécu de cette rencontre 

17h30 installation en chambre pour celles qui n’ont pas pu le faire

17h45 Vêpres 

18h30-19h temps libre

19h Dîner

20h30 1er cercle de femmes « qu’est ce que je suis venue chercher/rencontrer ? qu’est ce qui m’a mise en chemin ? » 

Vendredi 15 juillet : une foi incarnée dans un corps féminin ?

8h Laudes

8h45 Messe

9h30-10h30 « Figures féminines dans l’Évangile » racontée par Florence

10h30 Rencontre avec les sœurs 

12h15 Sexte

12h30 Repas, café, pause 

14h30 Atelier Rebozo animé par Victoire, doula

16h 2ème cercle de femmes autour du corps 

17h45 Vêpres

18h30 Marche/Temps libre

19h Dîner 

Soirée libre, offices

Samedi 16 juillet : le Christ ami des femmes ?

8h Laudes

8h45 Messe

9h30 Marche méditative avec sœur Isabelle

10h30 Rencontre avec Ariane, pasteure

12h15 Sexte

12h30 Déjeuner

14h Atelier 

16h Goûter/Pause/Rangement pour celles qui souhaitent partir le samedi soir

16h30-18h15 Cercle de clôture/relecture

18h15 Chant et départ de celles qui le souhaitent 

19h Diner

20h30 Vigiles 

Dimanche 17 juillet : envoi

7h15 Laudes

9h30 Messe puis envoi

Tarifs 

Les tarifs comprennent l’hébergement à l’hôtellerie du monastère, les repas du jeudi soir au dimanche matin et la participation aux activités proposées. Seul le transport n’est pas couvert. Nous avons à coeur de rémunérer correctement nos intervenantes tout en conservant un prix accessible, c’est pourquoi nous proposons un tarif plein qui couvre le coût de la retraite (hôtellerie + intervenantes), un tarif réduit pour celles qui auraient de petits moyens et un tarif solidaire qui permet de financer ce tarif réduit. 

Pour les transports, des covoiturages peuvent être organisés au départ de différentes villes. Nous avons créé un groupe Whatsapp dans ce but. 

Tarif plein : 250 euros

Tarif réduit (étudiantes et chômeuses) : 180 euros

Tarif solidaire : 280 euros

Tarif hors hébergement (si vous habitez non loin du monastère) : 120 euros

L’inscription se fait sur Helloasso : https://www.helloasso.com/associations/des-femmes-et-un-dieu/evenements/retraite-vivre-l-evangile-au-feminin

Boite à outils

Relire 2021 et planifier 2022 sous le regard de Dieu

Relecture

Une méthode en 3 étapes pour relire son année (ou toute autre expérience ou période de vie !) :

1- Mémorial : rassembler la matière (1h30-2h)

Prenez votre agenda, les photos de votre téléphone, vos mails, vos notes spirituelles ou non de l’année et notez, mois par mois, ce qui s’est passé, ce que vous avez ressenti, comment vous y avez associé Dieu (ou pas).

Laissez reposer un peu, le temps que les souvenirs remontent.

2- Construisez la frise chronologique de votre année (1/2 journée)

Reprenez vos notes et sur une feuille tournée en format paysage, tracez une ligne horizontale. Placez-y les événements marquants de l’année, pierres blanches (moments heureux), pierres noires (obstacles), pierres grises (à clarifier).

Vous pouvez choisir d’illustrer un ou plusieurs de ces moments avec la technique créative de votre choix : dessin, calligraphie, aquarelle… mais seulement si l’idée vous parle !

3- La relecture (15-20 min)

A partir de ce matériel, posez-vous quelques questions :

  • qu’est-ce que j’ai choisi et qu’est-ce que j’ai subi cette année ?
  • qu’est-ce qui m’a fait avancer et qu’est-ce qui m’a freiné ? Pourquoi ?
  • qu’est-ce que j’ai appris sur moi, ma relation avec moi-même, avec les autres, avec Dieu ?
  • qu’est-ce que je veux garder et qu’est-ce que je veux laisser derrière moi ?

Rien n’est obligatoire et tout est adaptable à vos goûts et à vos contraintes. Plus de détails dans l’épisode ci-dessous.

Planifier son année

Et si vous mettiez Dieu dans vos bonnes résolutions ? Une méthode inspirée des outils de la communauté Fondacio pour faire de la planification et de la définition d’objectifs un exercice spirituel.

Ressources

Mindmap

Tableau d’objectifs et de priorités

Téléchargez ce tableau que j’ai conçu pour vous. Vous pouvez le remplir sous forme numérique ou à la main après l’avoir imprimé. Vous pouvez aussi vous en inspirer pour tracer votre propre tableau sur une feuille de papier et adapter la largeur et la longueur des colonnes à votre contenu – pour ma part, c’est ce que je fais.

Entretiens

Saison 3, épisode 13 : Youna Rivallain, journaliste

A 27 ans, Youna Rivallain est journaliste du fait religieux « par vocation » et travaille actuellement au service religions de l’hebdomadaire La Vie. Elle a également créé un podcast intitulé Le Fruit, « la discussion posée sur la parole de Dieu ». Passionnée par les Etats-Unis, où elle a passé une année d’échange universitaire en 2015-2016 et où elle a couvert les élections en octobre-décembre 2020, elle est convaincue que les religions et spiritualités, que l’on soit croyant ou non, sont une composante incontournable de nos sociétés, de notre vie quotidienne, donc un sujet brûlant d’actualité. Pour elle, mieux connaître et mieux comprendre ses croyances et celles de l’autre, c’est mieux comprendre le monde. Pour aborder ce sujet au carrefour de l’intime et du politique, elle a choisi de cultiver la bienveillance et la relation dans la durée plutôt que le court terme imposé par certains médias.

Photo : Camille Chavaudra

Montage : Marie Touvet

Références de l’épisode

Emission Nus et culottés sur France 5 : https://www.france.tv/france-5/nus-et-culottes/

Alexia Vidot, Comme des cœurs brûlants : l’extraordinaire témoignage des convertis, Perpignan ; Paris : Artège, DL 2021.

Flannery O’Connor, Journal de prière, Arles : Actes Sud, DL 2019 (collection Le Souffle de l’Esprit).

Bénédicte Lutaud, Femmes de papes, Paris : les Éditions du Cerf, DL 2021.

Notes de l’épisode

La citation « mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde » est de Camus. La formule exacte se trouve dans le compte rendu d’un ouvrage de Brice Parain, Recherches sur la nature et les fonctions du langage, Paris : Gallimard, 1942 : « L’idée profonde de Parain est une idée d’honnêteté: la critique du langage ne peut éluder ce fait que nos paroles nous engagent et que nous devons leur être fidèles. Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. Et justement la grande misère humaine qui a longtemps poursuivi Parain et qui lui a inspiré des accents si émouvants, c’est le mensonge. » (Albert Camus, « Sur une philosophie de l’expression », Poésie 44, n° 17, décembre 1943-janvier-février 1944, p. 22)

Sur les snake handlers, voir l’article de Youna pour Society :

Pour lire plus d’articles de Youna :

https://younapolka.wixsite.com/cvyouna

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

Né en 1894 dans une famille de paysans polonais, Maximilien Kolbe entre chez les frères franciscains en 1907 et y prononce ses voeux définitifs en 1914. Il est alors envoyé à Rome pour des études préparatoires à l’Université pontificale grégorienne. Ordonnée prêtre le 28 avril 1918,  il y obtient également un doctorat de théologie en 1919. Pendant son séjour romain, il fonde la Mission de l’Immaculée, dont la spiritualité est fondée sur le don total à l’Immaculée Conception.

En août 1927, il fonde un couvent à Niepokalanow, « la cité de l’Immaculée », à environ 40 kilomètres de Varsovie, qui comptera jusqu’à 800 religieux. Lui-même radio amateur, il y met en place une maison d’édition et une station de radio, toutes deux destinées à promouvoir la vénération de la Vierge Marie, tout particulièrement dans le mystère de l’Immaculée Conception. Il fonde ensuite deux couvents sur le même modèle et avec la même mission, l’un près de Nagasaki au Japon et l’autre au Kerala en Inde.

En 1935 ou 1936, il rentre en Pologne. Il fonde et imprime à Niepokalanów le quotidien catholique Mały Dziennik (Le Petit Journal), qui, durant la Seconde Guerre mondiale, entre en résistance au côté du Camp national-radical. En 1939, sa fraternité abrite des réfugiés polonais, catholiques et juifs. Aux côtés de 36 autres membres du clergé polonais, le père Maximilien Kolbe est arrêté une première fois et battu, avant d’être libéré.

En 1941, il est une nouvelle fois arrêté et battu puis transféré au camp d’Auschwitz. Quand l’un des détenus de son bloc parvient à s’échapper, les autorités du camp décident de choisir dix prisonniers condamnés de faim et de soif en représailles. Le P. Kolbe prend la place de l’un des condamnés, père de famille. Les prisonniers sont enfermés dans un bunker souterrain où ils meurent les uns après les autres, non pas dans le climat de violence habituel mais dans le calme et la piété car Maximilien Kolbe propose des prières et des oraisons adaptés aux chrétiens et aux juifs . Après trois semaines sans nourriture et sans eau, le père Kolbe demeure en vie après avoir vu mourir tous ses compagnons. Il est donc exécuté le 14 août 1941 par injection.

Maximilien Kolbe est béatifié comme confesseur le 17 octobre 1971 par Paul VI. Le 10 octobre 1982, il est canonisé comme martyr par le pape Jean-Paul II.  Ce dernier en fait un modèle pour la nouvelle évangélisation et retient de sa spiritualité l’importance de la consécration à la Trinité par la Vierge Marie et de l’annonce de l’Évangile par les médias. Il est depuis 2016 le saint patron des journalistes.

(D’après https://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_Kolbe)

Flannery O’Connor (1925-1964)

Les citations de Youna

Flannery O’Connor, Journal de prière, Arles : Actes Sud, DL 2019 (collection Le Souffle de l’Esprit).

« Cher Dieu, je suis incapable de t’aimer comme je le voudrais. Tu es le mince croissant d’une lune que j’aperçois, et mon moi est l’ombre de la terre qui m’empêche de voir cette lune dans sa totalité. Le croissant est très beau, et peut-être est-ce là tout ce qu’une personne comme moi devrait en voir ; mais ce dont j’ai peur, cher Dieu, c’est que l’ombre de mon moi s’agrandisse au point d’éclipser toute la lune, et qu’alors j’en vienne à me juger d’après cette ombre qui n’est rien. Je ne te connais pas, Seigneur, parce que je suis en travers du chemin. S’il te plait, aide-moi à me mettre de côté. »

« Si nous pouvions dresser la carte exacte du paradis, certaines de nos étoiles montantes de la science se mettraient aussitôt à faire des plans pour l’améliorer, et les bourgeois vendraient des guides à 10 cents l’exemplaire à tous ceux qui ont passé soixante-cinq ans. »

« L’idée est probablement que le bien peut se manifester même au travers d’une chose vile. »

Pour en savoir plus sur Flannery O’Connor

Les principales œuvres de Flannery O’Connor : deux romans : La sagesse dans le sang (1952), Et ce sont les violents qui l’emportent (1960) ; trois recueils de nouvelles : Les braves gens ne courent pas les rues (1955), Mon mal vient de plus loin (1965), Pourquoi ces nations en tumulte ? (1971) ; un recueil d’essais : Mystère et manières (1969) ; et un recueil de lettres écrites entre 1948 et 1964 : L’habitude d’être (1979). Toutes ces œuvres sont disponibles en français dans un seul volume, Flannery O’Connor, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2009.

Voir l’article de Youna dans La Vie en janvier 2021 https://www.lavie.fr/ma-vie/culture/flannery-oconnor-decrire-la-face-sombre-de-lamerique-70486.php (réservé aux abonnés)

Voir aussi Michaël Fortier, « La Dame aux paons », Blog Le Verbe, https://le-verbe.com/portrait/flannery-oconnor-la-dame-aux-paons/.

L’épisode est également disponible sur Passeurs d’avenir, la plateforme du Congrès annuel du MCC. 

Bible, Chroniques

Saison 3, épisode 10 : Marie-Madeleine, passeuse d’espérance (Jn 20, 11-18)

« Apôtre des apôtres  » (Hippolyte de Rome), pionnière courageuse de l’annonce de l’Evangile, pécheresse repentie, épouse du Christ, ascète ou mystique, prête-nom facile de toutes les femmes sans nom des Evangiles, Marie-Madeleine échauffe les imaginations ! Et si on s’intéressait un peu aux textes plutôt qu’aux fantasmes que nous y plaquons ? A la veille de la fête de Marie-Madeleine, un commentaire de la première apparition du Christ ressuscité à Marie-Madeleine (Evangile de Jean, chapitre 20, versets 11 à 18). 

Fra Angelico, Noli me tangere, couvent Saint-Marc, Florence

Notes et références

Lc 8, 1-2 : « Ensuite, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons ».

Passage commenté : Jn 20, 11-18.

Episode également disponible sur www.passeursdavenir.com.  

Chroniques

Saison 3, épisode 9 : Les Ozanam, passeurs d’avenir en couple (Raphaëlle Simon)

Raphaëlle Simon, autrice du livre Couples de feu et de foi, nous parle d’Amélie et Frédéric Ozanam et de leur action novatrice, en couple, dans le domaine social. Il a fondé les conférences Saint-Vincent-de-Paul mais il n’oubliait jamais de « fleurir » sa femme le samedi pour manifester leur amour rayonnant aux invités du dimanche. 

Passeurs d’avenir et acteurs de changement, ça se passe aussi dans la vie de couple ! Besoin d’inspiration ? Piquez quelques trucs aux Ozanam ! 

Références

– Raphaëlle Simon, Couples de feu et de foi, préface de Sophie Lutz, l’Emmanuel, 2020

– Raphaëlle Chevallier-Montariol, Amélie et Frédéric Ozanam à la lumière de Vatican II, SSVP, 2009 (épuisé)

– Mgr Renauld de Dinechin, Charles Mercier, Luc Dubrulle, Frédéric Ozanam, l’homme d’une promesse, DDB, 2010

– Mgr Jean-Marc Aveline, Actualité de Frédéric Ozanam, Église à Marseille, éditorial décembre 2020

Pour aller plus loin

Charles Vaugirard, La pensée politique de Frédéric Ozanam, une vision pour notre temps, Pierre Téqui éditeur, 2021

Entretiens

Saison 3, épisode 8 : Lucie Tailhadès, Trendethics

Lucie, 25 ans, a décidé, après sa découverte de Laudato Si, d’incarner ce texte dans sa vie professionnelle. Après un voyage humanitaire en Asie, elle a cofondé Trendethics, une association qui commercialise des coussins tissés par des femmes des ethnies d’Asie du Sud-Est et assemblés en France et en Asie par des femmes en situation précaire. Ce faisant, elle a pour ambition d’agir pour préserver l’environnement et les savoirs-faire de ces ethnies tout en favorisant l’emploi et l’éducation pour ces populations.


Passionnée par les savoir-faire ancestraux de ces femmes et fascinée par ces sociétés où « femmes et hommes ont leur juste place », Lucie est persuadée que leur démarche est celle d’une écologie intégrale et peut nous inspirer en Occident, tout en apportant développement et prospérité en Asie.

Découvrez-en plus sur Trendethics et commandez vos coussins et pochettes sur www.trendethics.com

L’épisode est également disponible sur Passeurs d’avenir, la plateforme du Congrès annuel du MCC. 

Chroniques

Saison 3, épisode 7 : Feminism washing ?

Le féminisme est à la mode ces derniers mois… au point de devenir une mode ? Qu’en est-il de Des femmes et un Dieu dans ce contexte ?

Notes et références de l’épisode

LH le magazine, « Trois ans après #metoo. Féminisme, le boom éditorial. Nos chiffres inédits », n°7, mars 2021. https://boutique.livreshebdo.fr/lh-le-magazine-07

Faustine Vincent, « La mode du  « féminisme washing »  atteint les entreprises », Le Monde, 8 janvier 2018, disponible en ligne : https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/08/la-mode-du-feminisme-washing-atteint-les-entreprises_5238656_3224.html

Voir aussi : Léa Lejeune, Feminisme washing : quand les entreprises récupèrent la cause des femmes, Paris : éditions du Seuil, 2021.

Films Netflix cités :

Sandra Harding, née en 1935, est une philosophe féministe américaine, qui a en particulier travaillé sur l’objectivité en sciences d’un point de vue féministe. Ouvrages principaux : Feminism and methodology: social science issues, Indiana University Press, 1987 ; Whose science ? Whose knowledge ? Thinking from women’s lives, Cornell University Press, 1991.

L’expression « Just add women and stir » est le titre d’un chapitre dont elle est l’auteur dans Missing links : gender equity in science and technology for development. Gender Working Group, United Nations Commission on Science and Technology for Development, Ottawa : International Development Research Centre in association with Intermediate Technology Publications and UNIFEM, 1995.

Entretiens

Saison 3, épisode 6 : Sophie de Lépinay, écolieu et CNV

L’écolieu Ty Louët, fondé par Sophie et sa famille

A 36 ans, enceinte de son premier enfant, Sophie est institutrice, référente en pédagogie et utilise les techniques de la communication non violente pour les classes dans lesquelles elle intervient et les élèves en difficulté qu’elle aide en tutorat. Responsable des groupes de partage de Paris pour la communauté Fondacio, elle est également très engagée dans le domaine de l’écologie et a décidé de transformer la résidence secondaire de sa famille, Ty Louët en Loire-Atlantique, en écolieu. Toutes les facettes de son engagement sont pour elle au service de l’écologie intégrale englobant la personne, ses relations avec les autres, avec Dieu et avec la planète.

Notes et références de l’épisode

Fondacio et l’IFF Europe

Fondée à Poitiers en 1974 par Jean-Michel Rouseau, la communauté Fondacio est une communauté du Renouveau charismatique (pour plus de précisions sur les communautés nouvelles, voir les notes et références de l’entretien avec Marie-Anne). Association catholique avec une dimension œcuménique, le charisme de Fondacio est l’amour de Dieu vécu à travers les trois dimensions « Être vrai, Être avec, Être pour ».

Dans la transformation et la conversion intérieure, la prière et le partage avec les autres, ses membres sont appelés à s’engager activement pour un monde plus humain et plus juste, avec une attention particulière pour les plus jeunes. Ce faisant, Fondacio s’attache à proposer une éducation humaine et spirituelle aux jeunes depuis l’adolescence jusqu’à l’âge adulte, même s’ils ne sont pas croyants.

C’est dans cet esprit d’accompagnement de vocations pour un monde nouveau qu’est né dans les années 80 l’institut de formation de Fondacio (IFF), devenu IFF Europe. A Poitiers, l’IFF Europe propose notamment des parcours d’orientation pour les jeunes qui hésitent sur la voie à prendre. C’est à cette année que Sophie fait allusion dans notre entretien.

La communication non violente

La communication non violente (CNV) est un outil de communication verbale pour la résolution de conflits, qui permet également de développer une meilleure relation à soi. Développée aux Etats-Unis dans les années 60, par le docteur Marshall Rosenberg, la Communication Non Violente s’inspire fortement des travaux du psychologue Carl Rogers (1902-1987), dont il a été l’élève. A partir de l’idée que tous les êtres humains ont les mêmes besoins, la communication non violente propose, pour apaiser les situations de conflits et faciliter le dialogue, d’appliquer quatre étapes à chaque échange :

La technique repose sur l’application de quatre principes fondamentaux :

  1. Observer la situation sans juger (ni les autres ni soi-même).
  2. Nommer et exprimer ses sentiments et ses émotions (en développant son vocabulaire émotionnel) ;
  3. Exprimer ses besoins (en les reliant à la pyramide des besoins humains fondamentaux) ;
  4. Formuler ses attentes.
Pour en savoir plus sur la CNV :

Les livres de référence en français (et plus adaptés aux Français que le très américain Rosenberg) : Thomas D’Ansembourg, Cessez d’être gentil, soyez vrai ! : être avec les autres en restant soi-même,  Montréal (Québec) ; Ivry : les Éd. de l’Homme : diff. Havas, 2001 et Être heureux, ce n’est pas nécessairement confortable,  Paris : Pocket, impr. 2008.

Une très jolie BD en trois tomes pour comprendre et apprivoiser ses émotions, dans l’optique de la CNV :Art-mella, Emotions : enquête et mode d’emploi, [Cholet] : Pourpenser éditions, DL 2016-2020.

Un épisode du podcast Change ma vie : https://changemavie.com/episodes/communication

Le message clair et la pédagogie Freinet

Fondée par Célestin Freinet (1896-1966), la pédagogie du même nom est une pédagogie alternative qui se base sur l’idée que l’enfant doit être acteur de ses apprentissages. Un peu comme dans la méthode Montessori, l’accent est mis sur le rôle de l’enfant comme constructeur de son savoir et non simplement comme réceptacle de connaissances transmises. Mais la coopération et le travail, adapté au rythme de l’enfant, sont centraux dans la méthode Freinet alors que la méthode Montessori est plus individualiste et plus centrée sur le jeu. Cette méthode est reconnue par l’Education nationale et certaines écoles (privées) fonctionnent selon ses schémas mais elle inspire aussi de nombreux enseignants de classes traditionnelles, comme Sophie. Voir par exemple : https://www.classe-de-demain.fr/accueil/education/comprendre-la-pedagogie-freinet-en-10-points-cles.

Le message clair est une technique de communication et de résolution des conflits entre élèves développée dans le cadre de cette pédagogie. Les enfants sont invités à mettre en place 6 étapes, inspirées là aussi de Carl Rodgers :

  1. Je préviens l’autre : j’ai un message clair à te dire/je veux te faire un message clair ou ce que tu m’as dit/fait m’a fait souffrir et je vais te faire un message clair. Es-tu prêt(e) à m’écouter ?
  2. J’explique pourquoi : Quand tu te moques de moi… ; Quand tu me pousses… ; Quand tu fais du bruit pendant que je travaille…
  3. Je dis ce que je ressens : j’ai de la peine / mal / peur… Je suis en colère / énervé…
  4. J’exprime mon besoin : … car j’ai besoin de (calme pour travailler / d’être en sécurité / de progresser en…)
  5. Je vérifie que l’autre a bien compris : as-tu bien compris ?
  6. Je propose une solution : j’aimerais que tu ne te moques plus de moi / j’aimerais que tu ne recommences plus / que tu me présentes des excuses / que tu fasses une réparation. (Source : https://www.emcpartageons.org/2016/11/11/focus-sur-le-message-clair/)

A voir en vidéo : https://www.icem-pedagogie-freinet.org/video-messages-clairs-1

Véronique de Fombelle, Pour qu’un ciel flamboie, Paris : l’Iconoclaste, DL 2018.

Entretiens

Saison 3, épisode 5 : Claire de Saint-Lager, Libérer le féminin

Photo : Claire de Saint-Lager

Claire de Saint-Lager est formatrice, autrice et conférencière. Après des études de sciences humaines et une école de commerce, ses premières expériences professionnelles se sont faites dans le domaine de l’éducation, aux États-Unis, en France puis au Cambodge où elle a séjourné avec l’association Enfants du Mékong.  Animée par la conviction que les femmes, « icônes visibles du féminin », ont beaucoup à apporter au monde, elle a fondé en 206 Isha Formation, qui propose des parcours pour aider les jeunes filles et les femmes à s’épanouir pleinement dans toutes les dimensions de leur féminité. Elle a publié La Voie de l’amoureuse. Libérer le féminin : désir, intériorité, alliance en 2017 et Comme des colonnes sculptées. Le célibat, un chemin d’espérance en 2020. 

Retrouvez-la sur www.ishaformation.fr.

Montage et mixage de l’épisode : Alexandre V.

Chroniques, Personnes

Saison 3, épisode 4 : MCC, la femme derrière le fondateur

Marie-Léonie Pupey-Girard (1834-1893)
mère du P. Henri-Régis Pupey-Girard, fondateur du MCC

Le MCC est d’abord une affaire d’hommes. Pourtant, derrière le père jésuite fondateur des mouvements qui prendront par la suite le nom de Mouvement chrétien des cadres et dirigeants, il y a une femme, sa mère, Marie-Léonie Pupey-Girard. Cette personnalité complexe à la vocation exceptionnelle a eu une influence si profonde sur ses enfants et sur leur spiritualité que le P. Pupey-Girard, cinquante ans après sa mort, attribuait toujours son apostolat à l’âme de sa mère, bien vivante en lui. Découvrez la vie de cette laïque mariée à un industriel après un long discernement (et un petit coup de pouce de saint Jean-Marie Vianney !), « vicaire de Marie » et mère tendue vers la sainteté – la sienne, celle de son mari et celle de ses enfants.

Notes et références de l’épisode

Pas de sources primaires pour cet épisode car je n’ai malheureusement pu y avoir accès en raison du confinement. Voici donc les publications que j’ai consultées, par ordre d’importance pour la rédaction de la chronique :

Bernard Deponcin, Une intuition du curé d’Ars : Madame Pupey-Girard (1834-1893). Son rayonnement surnaturel dans la vie et les œuvres de ses enfants, Paris : Bloud et Gay, 1943.

Henri Du Passage, Soixante ans d’effort allègre : le père Henri-Régis Pupey-Girard, 1860-1948, Paris : éditions Alsatia, 1949.

Julien Le Couëdic, La Révérende Mère Madeleine de Sales Pupey-Girard, supérieure générale des Oblates de Saint-François de Sales, 1862-1939, Paris : Bloud et Gay, 1947.

Francis Trochu, Les Intuitions du curé d’Ars, Lyon : E. Vitte, 1931-1940.